L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

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Entretiens Convoi exceptionnel de Bertrand Blier

Publié le 5 avril, 2019 | par @avscci

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Entretien – Bertrand Blier pour Convoi exceptionnel

À l’heure où plus personne n’a le temps de rien, il est devenu commun de « pitcher » les films plutôt que d’en développer les idées-force. Que l’on nous permette de compatir aux efforts de ceux qui ont tenté de le faire à l’occasion de la sortie du nouvel opus de Bertrand Blier, qui pas plus que les précédents ne peut se réduire à une ligne narrative. Les films de Blier ont en revanche un démarrage que l’on n’oublie pas. Celui de Convoi exceptionnel ne fait pas exception à la règle. Soit deux types qui se croisent au milieu d’une rue embouteillée. Le premier pousse un caddie, au demeurant vide, peut-être le bagage (absent) d’une vie qui se cherche un destin. Le second possède quant à lui le scénario du film que l’on s’apprête à voir. En l’occurrence et dans un premier temps nos deux hommes sont à la recherche d’un type qu’ils doivent descendre. C’est du moins ce que prescrit le scénario… On l’aura compris, ce n’est pas la peine de chercher à se raccrocher à des repères ordinaires pour goûter tout le sel de ce film hors normes, insolent et barré. Plus que jamais Blier cultive l’absurde comme d’autres le font des plantes exotiques, bouscule notre confort de spectateur et fait glisser les uns sur les autres différents niveaux de narration selon le principe de la tectonique des plaques. Mais de quoi parle donc ce film qui a davantage à voir avec le théâtre de l’absurde, dont tous les personnages semblent attendre Godot ? De la vie tout simplement, de l’amour éventuellement, de la mort évidemment. De ce point de vue, ce Convoi exceptionnel s’approche de Buffet froid, chef-d’œuvre impérissable qui quarante ans après son éclosion n’a pas fini de faire sentir ses parfums capiteux (cf ASC n°244). Convoi exceptionnel est lui aussi une sorte de road movie (même si l’on tourne en rond), un itinéraire géographique et moral que suit le tandem de départ, croisant au passage un certain nombre de personnages tour à tour pittoresques, irritants, émouvants… Une façon subtile de nous présenter un échantillon d’humanité souffrante…

Neuf ans se sont écoulés depuis Le Bruit des glaçons. On ne peut pas ne pas vous demander pourquoi vous nous laissez en plan aussi longtemps…

Bertrand Blier : Croyez bien que je serais ravi de faire davantage de films. J’en ai réalisé une vingtaine, mais j’ai bien dû écrire une cinquantaine de scénarios. Dont quatre ou cinq depuis Le Bruit des glaçons. Mais tous mes projets ne débouchent pas. J’espère pouvoir accélérer l’allure dans les années qui viennent.

Convoi exceptionnel s’est fait en partie en Belgique. C’était une nécessité économique ou un désir de belgitude ?

B. B. : Plutôt une nécessité. Aujourd’hui beaucoup de films français se font avec les Belges. Les règles de la coproduction impliquaient qu’une partie de l’équipe technique soit belge et que l’on tourne une partie des scènes sur place. En fait, plus nous dépensions d’argent en Belgique, plus l’affaire serait intéressante de part et d’autre.

Mais il n’y a pas d’acteurs belges…

B. B. : Il y en a quelques-uns, mais ils ne sont pas majoritaires, c’est vrai. Mais je n’ai rien contre eux, évidemment. J’ai eu il y a quelques années un projet qui ne s’est pas fait avec Benoit Poelvoorde, l’adaptation d’un de mes romans, Existe en blanc.

Vous avez pendant longtemps préféré le studio aux extérieurs. Le Bruit des glaçons avait à cet égard marqué un changement de cap. Qu’en est-il de celui-ci ?

B. B. : Il n’y a pas de studio dans Convoi exceptionnel. Tourner en studio est évidemment fabuleux, mais c’est presque du passé. Aujourd’hui on utilise de nouvelles techniques, avec beaucoup d’effets spéciaux, qui sont souvent ruineuses. L’argent dépensé à cet effet remplace celui qui l’était dans les studios. Je ne suis évidemment pas fan de la façon dont les choses évoluent. Aujourd’hui si on veut faire un film à Chamonix, on préfèrera tourner sur fond vert que d’aller réellement sur les pistes. Si l’on devait refaire La Femme de mon pote, sans doute choisirait-on de travailler sur des fonds verts. Mais ce n’est vraiment pas marrant pour les comédiens… Filmer des vrais décors, c’est quand même autre chose !

Pour les vrais décors de Convoi exceptionnel, les repérages ont été longs ?

B. B. : Nous avons fait des centaines de milliers de kilomètres. Je crois que nous avons arpenté toutes les rues de Bruxelles. Il y a beaucoup d’extérieurs dans ce film, qui n’a l’air de rien mais s’est révélé compliqué à faire.

Quand vous écrivez, vous êtes d’une précision chirurgicale. Mais les images importent-elles autant que les mots ? Avez-vous des images en tête ? Savez-vous à l’avance comment les différentes scènes vont se mêler ?

B. B. : Non, le scénario est une chose et le tournage une autre. Quand j’arrive sur le plateau, je n’ai pas d’idée préconçue. Et plus j’avance dans ce métier, plus j’ai de plaisir. Pour tout dire le tournage de Convoi exceptionnel a été un bonheur. J’ai de plus en plus de plaisir à mettre en scène. On arrive le matin sans savoir ce que l’on va faire, avec une équipe aux petits oignons, et quand on dit : « On va mettre la caméra à tel endroit », on ne sait pas vraiment pourquoi. Mais ça marche.

Cela n’aurait pas été possible avec certains de vos films précédents. Sur Merci la vie, vous aviez sans doute besoin de davantage de préparation…

B. B. : Bien entendu. Mais Merci la vie était un film très lourd. Y compris en termes de budget. Je m’en souviens très bien, j’étais coproducteur. Mais le film avait des accents hollywoodiens, non ? Le tournage avait dû durer quinze semaines, ce qui est beaucoup, mais pas de la dimension des blockbusters qui se tournent aujourd’hui en Amérique.

Vous disiez que vous étiez heureux sur le plateau…

B. B. : Oui. L’expérience produit de la jouissance. Je ne sais pas ce que je vais faire, et personne dans l’équipe n’a la moindre idée de ce qui va se passer. Mais je sais que je vais trouver une idée très vite. Ce n’était pas nécessairement le cas quand j’ai fait mes premiers films. Aujourd’hui je suis davantage dans la peau d’un type qui fait du fusain. La feuille est blanche, mais la main se lève. Mes sentiments sur la scène qui va être tournée peuvent changer. Mais quand on écrit soi-même le scénario, c’est plus facile. Ce sont mes mots, je sais comment je vais demander aux acteurs de les dire. Après, quand on déclenche la caméra, tout va de soi. C’est assez facile au fond, le cinéma…

Ce n’est pas ce que disent tous les cinéastes…

B. B. : Ce qui est difficile au cinéma, c’est d’avoir une pensée, une écriture, un style. J’ai eu une vocation de metteur en scène quand j’étais adolescent, en voyant Clouzot réaliser Le Mystère Picasso. Et je dois dire que je suis très heureux d’avoir suivi mon instinct et d’y être parvenu. Mais quand je dis que c’est facile, c’est aussi parce que je ne prévois plus de faire des scènes intournables. Convoi exceptionnel, c’est d’abord du dialogue. Mais quand je dois faire une scène plus compliquée, avec des cascades par exemple, je prends mes précautions en amont, y compris en demandant à ce que l’on fasse un storyboard.

Que l’on soit sensible ou non, force est de reconnaître que vous avez créé une œuvre. Vos films sont reconnaissables entre mille.

B. B. : Tant mieux. Mais nous sommes nombreux dans ce cas-là. Notamment parmi les cinéastes français. Mais il existe dans l’Histoire du cinéma quelques pointures qui me laissent admiratif, Buñuel, Welles, Bergman… Quand je voyage il y a deux films qui ne quittent pas ma sacoche : Sonate d’automne et La Soif du mal. Je regarde régulièrement une séquence ou une autre de l’un de ces deux films, comme on prend un médicament.

D’autres vont prendre Les Valseuses ou Buffet froid comme médicament…

B. B. : Buffet froid a quarante ans d’âge, mais c’était déjà un film facile à faire. À part quelques plans à la fin. Quand il fallait filmer du haut du viaduc un mec qui plongeait dans le lac ou quand il fallait emmener mon père en barque alors qu’il ne savait pas nager… J’ai eu quelques sueurs froides, mais pas trop longtemps.

À voir Convoi exceptionnel ou à revoir vos films les plus récents on peut avoir l’impression que le fil conducteur a moins d’importance que par le passé. Il est plus facile de dire ce que raconte Les Valseuses, Beau-père ou La Femme de mon pote que Les Côtelettes ou Les Acteurs

B. B. : Peut-être, mais ce n’est pas vrai pour Le Bruit des glaçons. Et à cet égard Buffet froid est un peu l’annonciateur des films à venir. Mais je vous accorde qu’il est difficile de résumer Convoi exceptionnel en une phrase. Cela dit je travaille quand même à l’ancienne : j’écris un scénario, puis on prépare le tournage…

On a l’impression que certains éléments disparates viennent s’agréger par pur plaisir, plaisir des mots, plaisir des situations, plaisir des acteurs, même quand la nécessité n’est pas brûlante.

B. B. : C’est mon plaisir de l’écriture qui dicte les choses. Je suis beckettien à cet égard. Mes personnages attendent Godot, qui ne vient pas, et puis ils meurent. Buffet froid, ce n’était que ça. Pour Convoi exceptionnel, j’avais évidemment envie de faire un film dans la veine de Buffet froid. Une veine qui ne m’a pas quitté, et que j’ai eu plusieurs fois le désir d’exploiter. J’ai eu plusieurs projets, mais aucun ne s’est fait. Mais je reste vraiment client de ces scènes improbables où un type vient dire à un autre : « Si je vous plante un couteau dans le ventre, quel effet cela va-t-il vous faire ? » Mais cette jubilation n’est visiblement pas partagée par tout le monde. J’ai souvent entendu tel distributeur ou tel responsable de chaîne dire : « Vous n’allez quand même pas nous refaire un Buffet froid ! » Comme si c’était un mauvais souvenir !

Quand les personnages de Buffet froid quittent la ville, le film prend des airs de road movie. Ceux de Convoi exceptionnel ne quittent pas la ville, mais la structure est la même. Celle de rencontres successives qui mènent les personnages à leur fin, et le film avec.

B. B. : Si vous voulez. Disons que c’est un road movie immobile. Les personnages vont jusqu’au bout de leur destin, à une vitesse qui peut varier, mais ils y vont. Un aspect souligné par cette histoire de scénario que l’un des personnages a en main et qu’il va falloir suivre. Le personnage de Clavier est détenteur du scénario, ce qui lui permet d’avoir en permanence de l’avance sur son compagnon. Il m’a suffi d’avoir moi aussi un peu d’avance au moment de l’écriture. Cela a été assez facile.

À ceci près, à ce que je sais, que le scénario était un peu court et qu’il vous a fallu lui donner un peu de vigueur supplémentaire au tournage.

B. B. : J’en ai été le premier surpris. Je n’avais jamais écrit de scénario menant à un film trop court. Nombre de mes films avoisinent les deux heures. Bien sûr chaque film possède une durée qui lui sied, mais au final ce n’est pas mal d’arriver à une durée d’1 heure 45. J’ai le souvenir qu’un jour un producteur m’avait demandé de faire un minutage. C’est quelque chose que je ne fais jamais. Pour Convoi exceptionnel, j’ai contrevenu à mes principes et nous avons fait un minutage. Et nous sommes arrivés à 1h10. Les producteurs sont venus me voir pour me dire que ce n’était pas possible. Nous avons donc ajouté des scènes. J’écrivais le soir dans ma chambre, ce qui est très désagréable. J’ai ajouté des petites choses ici ou là tout au long du film, mais la plupart des scènes additionnelles se trouvent dans le dîner, à la fin.

Une belle occasion de lâcher la bride aux acteurs…

B. B. : C’est évidemment la première raison pour laquelle je fais du cinéma, pour travailler avec les acteurs. J’étais très heureux de confier un rôle à Clavier, qui est un comédien qui m’a toujours fait beaucoup rire, alors que je n’avais jamais travaillé avec lui.

Comment s’est passée votre collaboration ? Il en fait parfois beaucoup dans certains films… Il n’a jamais caché qu’il rêvait de suivre les traces de De Funès…

B. B. : Mais il a fait une carrière monstrueuse. Il est l’un des acteurs français les plus populaires. Sa démesure est entraînante. Et c’est un grand professionnel. Nous n’avons pas fait de répétitions, mais nous avons eu bien des discussions ensemble. Je lui ai passé commande en lui disant que je ne voulais pas qu’il soit dans son registre comique, que le public connaît par cœur. Il ne faut pas hésiter à demander aux acteurs de changer de registre. Le plus souvent ils sont assez clients. Il m’est arrivé de demander des choses à des acteurs qui me répondaient de manière inquiétante. Dans ce cas-là, je n’ai pas hésité à en prendre d’autres.

Vous n’avez pas fait Les Acteurs par hasard. Vous donnez le sentiment que vous avez des désirs d’acteurs et que vous leur trouvez facilement une place dans vos films…

B. B. : Au départ je constitue un tandem ou un trio de comédiens avec lesquels j’ai envie de travailler. Et j’écris en pensant à eux.

C’est la neuvième fois que vous dirigez Depardieu. Ce n’est plus un acteur, c’est un alter-ego…

B. B. : Bien sûr. Tous mes films se sont faits avec Gérard, même quand il n’est pas à l’image.

Votre relation a évolué depuis Les Valseuses ?

B. B. : Nécessairement puisque nous avons vieilli. Nous avons changé. Gérard a aujourd’hui des défauts qu’il n’avait pas avant. Par exemple quant à sa connaissance du texte. Mais au final il est génial. Mon diagnostique est qu’il a toujours été formidable, mais c’est maintenant qu’il est le meilleur. Je le sens prendre de l’épaisseur à chaque film. Et Dieu sait s’il était déjà incroyable dans Trop belle pour toi.

Trop belle pour toi est un très bon exemple de son ambivalence : une certaine brutalité physique antinomique de sentiments presque féminins…

B. B. : Je pense qu’il est aujourd’hui encore plus féminin qu’il ne l’était avant. C’est sans doute dans Les Valseuses que cette ambivalence était la moins marquée. Ce n’est évidemment pas une question de direction d’acteur. D’une part parce que c’est une notion qui ne veut rien dire. Et même : je ne crois pas avoir dirigé une seule fois Gérard Depardieu. Il suffit de dire : « Moteur » et il se débrouille… Mais il y a quelque chose entre lui et moi qui ne s’explique pas, qui fait que nous sommes comme des frères. Alors que nous n’avons ni la même enfance ni la même culture… Mais c’est ainsi. Il suffit que j’écrive une phrase. Et quand il s’en empare, il la dit exactement comme je l’avais imaginé, exactement comme j’ai rêvé qu’il le ferait. Quand j’écris, je me mets les phrases en bouche, je joue seul dans mon bureau, en étant persuadé que si j’y arrive, il n’y aucune raison que Depardieu n’y arrive pas… Il faut dire que je suis un metteur en scène spécial, parce que je suis le fils d’un grand acteur. Etre le fils de Bernard Blier, ce n’est pas rien. J’ai passé mon enfance à donner la réplique à mon père, et je vous assure que ça forme l’oreille.

Les acteurs le savent, et c’est pourquoi ils sont toujours au rendez-vous quand vous les invitez…

B. B. : La tragédie c’est la disparition de Patrick Dewaere. J’avais au moins encore dix films à lui faire jouer. Il ne faut pas avoir peur de le répéter : Patrick était un immense acteur. Je sais que tous les acteurs d’aujourd’hui travaillent en répétant les répliques de ses films. Dans ma carrière, j’ai atteint le sommet avec le tandem Depardieu-Dewaere, particulièrement avec Préparez vos mouchoirs.

Le point de départ de Préparez vos mouchoirs est impeccable, quand Depardieu va voir Dewaere, qu’il ne connaît pas, pour lui offrir sa femme. Le point de départ de Buffet froid, celui de Tenue de soirée, sont tout aussi incroyables. Vous peaufinez vos points de départ, ou ils déboulent d’un seul coup ?

B. B. : Franchement ils arrivent comme ça, sans crier gare. Et ils constituent les fondations sur lesquelles je vais bâtir le film. Même quand après avoir installé mon point de départ je reste un moment sans savoir ce que je vais mettre derrière.

Voulez-vous dire que ce sont les personnages qui prennent le pouvoir, presque à votre insu ?

B. B. : C’est un peu ça. Je ne sais pas grand-chose. Les personnages ont suffisamment de force pour prendre leur histoire en main. Ils ont leur propre logique, et ils m’embarquent. Ce qui me convient tout à fait. Ce qui veut dire que je peux commencer une histoire sur une seule réplique.

Est-il arrivé que vos personnages prennent suffisamment d’autonomie pour vous lâcher en chemin ?

B. B. : Rarement, mais c’est arrivé. Dans Mon homme, par exemple, qui est un film que j’ai tendance à rejeter un peu. J’ai eu beaucoup de mal avec ce scénario-là. Mais c’est vrai également de celui de Préparez vos mouchoirs, qui m’a demandé six mois d’écriture, mais que je trouve abouti. Je me suis rendu compte bien longtemps après que j’aurais dû commencer à écrire cette histoire sous forme de roman.

La mort est très présente dans Convoi exceptionnel. Mais la mort est une habituée de vos films. Tout le monde trépasse dans Buffet froid, dans Le Bruit des glaçons Dupontel incarne le cancer de Dujardin, et Noiret nique la mort dans Les Côtelettes. Etc., etc. Pourquoi cette obsession ?

B. B. : La mort est tout simplement la question la plus importante que l’on se pose. La mort ne me hante pas spécialement dans ma propre vie. Bien sûr, je n’y pense pas de gaité de cœur, mais comme je sais qu’elle va se produire, je peux conserver un certain détachement. En revanche elle est omniprésente dès que j’écris, elle possède une force dramatique sans équivalent. Et puis le cinéma est le seul endroit où l’on peut faire mourir des gens en toute impunité. n

Propos recueillis par Yves Alion

Réal. et scén. : Bertrand Blier. Phot. : Hichame Engammare. Mus. : Benjamin Murat.
Int. : Christian Clavier, Gérard Depardieu, Farida Rahouadj, Alex Lutz, Audrey Dana, Sylvie Testud.
Prod. : Olivier Delbosc. Durée : 1h22. Sortie France : 13 mars 2019

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