L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Critiques de films La promesse de l'aube d'Eric Barbier

Publié le 20 décembre, 2017 | par @avscci

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Critique – La Promesse de l’aube d’Eric Barbier

Adaptation aussi amitieuse que dispendieuse du roman très autobiographique de Romain Gary, La Promesse de l’aube permet de remettre au premier plan un cinéaste, Eric Barbier, qui avait un peu disparu de notre champ de vision depuis son superbe Brasier, qui en son temps avait décroché le Prix Jean Vigo. La Promesse de l’aube est un film spectaculaire, qui traverse plusieurs décennies et nous entraîne sur plusieurs continents. Ce qui nous permet de traverser la Pologne de l’entre-deux guerre, la Côte d’Azur de tous les frissons ou l’Afrique du Nord au moment de la Seconde guerre mondiale. Avec des scènes de combats aériens comme on n’en avait pas vus depuis longtemps… Mais le côté spectaculaire de la fresque n’étouffe pas pour autant la qualité des sentiments des personnages. Car le film raconte l’histoire d’un amour fou, celui d’une mère pour son fils, dont le destin exceptionnel sera en partie le fruit de sa peur de la décevoir. Présenté de cette manière, il fallait que les comédiens qui prêtent leurs traits aux deux protagonistes soient impeccables. Ils le sont. Pierre Niney prouve film après film qu’il est désormais l’un des grands comédiens de son temps et qu’il faut s’attendre à la voir sur nos écrans pour longtemps. Et Charlotte Gainsbourg, dans le rôle de cette femme excentrique et passionnée, nous bluffe. Sa transformation physique, sa façon de s’approprier l’accent polonais la placent de toute évidence parmi les favorites des prochains César. Le récit n’est sans doute pas aussi picaresque que ce que Barbier aurait souhaité, lui qui admire tant le Little Big Man de Penn, mais le film possède néanmoins une vigueur qui dépasse de loin celle de la première adaptation du roman, signé Jules Dassin, en 1970.

Yves Alion

Film français d’Eric Barbier (2017), avec François Niney, Charlotte Gainsbourg, Didier Bourdon. 2h 10.

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