L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Critiques de films Fireworks d'Akiyuki Shinbo et Nobuyuki Takeuchi

Publié le 3 janvier, 2018 | par @avscci

0

Critique – Fireworks de Akiyuki Shinbo et Nobuyuki Takeuchi

Remake d’un téléfilm de 1993 (Fireworks, Should We See It From the Side or the Bottom? de Shunji Iwai), Fireworks est représentatif d’une forme d’animation japonaise assez classique qui s’adresse à un public principalement adolescent, voire pré ado, à travers un récit simple, pudique et parfois même un peu niais. Tout est visuellement assez balisé : les (courtes) jupes des filles se balancent de manière à laisser apercevoir leurs cuisses, leurs cheveux volent au ralenti dans le vent, l’image se fige pour exprimer la surprise… Akiyuki Shinbo (réalisateur au sein du studio Shaft) et Nobuyuki Takeuchi (animateur et directeur artistique chez Shaft) ont également choisi une large palette graphique, mêlant l’aspect bucolique des décors naturels au délire assumé des séquences fantastiques et notamment des fameux feux d’artifice du titre. Le thème du film est lui aussi assez basique : une histoire d’amour naissante entre deux collégiens, mâtinée de jalousie (les deux meilleures amis sont amoureux de la même fille), de surnaturel (une mystérieuse pierre permet d’exaucer les vœux du personnage masculin principal, et de modifier le cours du temps) et d’humour (la bande de copains servant de faire valoir humoristique). Le cheminement n’est pas toujours d’une grande clarté, mais il est bien sûr plaisant de se laisse aller au fantasme du « et si » qui exauce tous les vœux. Peut-être que si l’on avait justement possédé la pierre magique, on aurait souhaité au film d’être plus audacieux ou plus fou, mais à défaut, il faut se contenter d’une histoire éminemment romantique dans laquelle tout ce qui compte est le temps passé avec l’être aimé, quelle que soit sa durée.

Marie-Pauline Mollaret

Uchiage hanabi, shita kara miru ka? Yoko kara miru ka ?. Film d’animation japonais de Akiyuki Shinbo et Nobuyuki Takeuchi (2017), avec Suzu Hirose, Masaki Suda, Mamoru Miyano. 1h30

  •  
  •  
  •  
  •  




Back to Top ↑