L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Critiques de films Alice comédies 2 de Walt Disney

Publié le 12 janvier, 2018 | par @avscci

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Critique – Alice comédies 2 de Walt Disney

En décembre 2016, les spectateurs faisaient connaissance d’Alice, merveilleuse petite héroïne créée par Walt Disney dans les années 20, et dont la société de distribution Malavida avait alors décidé de ressortir quatre aventures restaurées, réunies dans le programme Alice Comedies. Sur le même principe, ce deuxième volet propose quatre nouveaux courts métrages mettant en scène cette étonnante petite fille dotée à la fois d’une imagination débordante et d’une ténacité surprenante.

Mêlant toujours images en prises de vues réelles et animation traditionnelle, les films nous emmènent sur la banquise (où Alice sauve les esquimaux de la famine), au cirque (où elle joue les acrobates intrépides), dans le far-west (où elle est enlevée par l’impitoyable Pat Hibulaire) et enfin dans une relecture toute personnelle du Joueur de flûte de Hamelin. On aime particulièrement cette dernière histoire qui brille par son inventivité visuelle autant que par sa fantaisie irrésistible. Sur une musique entraînante à souhait signée Manu Chao, les souris font les 400 coups et refusent de se laisser noyer gentiment par Alice : « on la connaît déjà, cette histoire ! » expliquent-elles.

Les autres gags sont à l’avenant, bourrés de clins d’œil, de détournement, d’idées surréalistes, comme ces lions qui jouent à la balle avec la tête de leur dresseur, le chien qui joue du piano mieux que sa maîtresse, ou encore le chat qui enlève sa peau pour tendre un piège à son ennemi. C’est drôle et irrévérencieux, d’une qualité technique impressionnante pour l’époque, et d’une énergie décomplexée et communicative bien éloignée du politiquement correct ultra formaté souvent reproché aujourd’hui au Studio Disney.

Marie-Pauline Mollaret

Programme de courts métrages américains de Walt Disney (1924-1927), avec Virginia Davis, Margie Gay, Lois Hardwick. 0h40

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