L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Livres Le cinéma japonais de Max Tessier, 3ème édition actualisée par Frédéric Monvoisin

Publié le 3 juillet, 2018 | par @avscci

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Actu Livres – Le cinéma japonais de Max Tessier, édition actualisée par Frédéric Monvoisin

Publié chez Nathan en 1997, la première version de ce petit livre était un outil synthétique indispensable pour une première approche de la question. Max Tessier, meilleur expert français de la question, en était l’auteur et il avait réactualisé son livre en 2008. Comme il l’écrit dans l’avant-propos de cette nouvelle édition, « Beaucoup d’eau et de films ont coulé sous le Nihonbashi depuis » et Frédéric Monvoisin s’est chargé de la mise à jour. Les géants du cinéma classique, Kurosawa, Mizoguchi, Ozu, Naruse, découverts tardivement, sont aujourd’hui des monuments incontournables et déjà la Nouvelle Vague apparue dans les années 1960 appartient au passé. Oshima et Imamura sont morts. Parmi les anciens en activité, Miyazaki, gloire mondiale, avait annoncé sa retraite et a heureusement changé d’avis (la suite des aventures de Porco Rosso arrive bientôt !). Son camarade Takahata est décédé en avril dernier. Kore-Eda vient d’emporter enfin la Palme d’Or, Kiyoshi Kurosawa et Naomi Kawase tournent sans arrêt. Récemment de nouvelles étoiles apparaissent. L’auteur du merveilleux Senses, Ryusuke Hamaguchi a présenté à Cannes un non moins merveilleux Asako. Il est apparu trop récemment pour figurer dans ces pages, comme la brillante débutante Atsuko Hirayanagi, mais le livre évoque beaucoup de nouveaux arrivants comme Fukada ou Tomita et même de moins visibles chez nous comme Harada. Le livre regrette la concurrence du cinéma coréen et un certain ralentissement de l’inspiration depuis quelques années, minimisant peut-être un peu la puissance créatrice de Kore Eda. Cette nouvelle édition, qui n’oublie pas les conséquences de Fukushima, les données techniques, commerciales, le marché local, les réalités immédiates reste cependant une chronique exceptionnelle, depuis Promenade sous les feuilles d’érable (Shibata, 1898) jusqu’à Survival Family (Yaguchi, 2017).

René Marx

Le Cinéma japonais, de Max Tessier, 3ème édition actualisée et augmentée par Frédéric Monvoisin, éditions Armand Colin, 176 pages.

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