L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Critique Wallace et Gromit : Coeurs à modeler de Nick Park

Publié le 10 novembre, 2017 | par @avscci

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Wallace et Gromit : Cœurs à modeler de Nick Park

Après Wallace & Gromit : Les Inventuriers en 2016, Folimage distribue un nouveau programme du duo le plus célèbre des studios Aardman, Cœurs à modeler, qui réunit les courts métrages Un sacré pétrin (2008), inédit au cinéma, et Rasé de près (1995). Les deux films ont en commun des intrigues aussi sentimentales que mystérieuses : dans le premier, Wallace s’éprend d’une égérie de publicité pour une marque de pains industriels alors qu’un tueur prend pour cible les boulangers de la ville. Dans le second, il tombe amoureux de la propriétaire de la boutique de laine, au moment même où se multiplient les disparitions de moutons.

L’occasion pour Gromit de mener l’enquête, bien sûr, et pour le réalisateur Nick Park de s’en donner à cœur joie dans les gags visuels et les sous-entendus parfois même assez coquins (à commencer par la parodie de Ghost avec Wallace en Patrick Swayze). Comme toujours, les inventions de Wallace s’enrayent et Gromit est chargé d’empêcher les catastrophes et de sauver la vie de son maître, ce qui permet aux animateurs de faire la démonstration de leur virtuosité débridée : synchronisation parfaite des scènes d’actions ultra-complexes, précision des gestes et des mouvements, expressivité des personnages…

Tout est non seulement parfaitement chorégraphié et assez hilarant (et là encore référencé, comme le sidecar volant digne de James Bond), mais en plus si subtilement mis en scène que la prouesse technique s’efface systématiquement derrière la qualité de scénarios à faire pâlir pas mal de blockbusters formatés.

Marie-Pauline Mollaret

Wallace et Gromit : Cœurs à modeler. Programme de courts métrages britanniques de Nick Park (1995 et 2008). 0h 59

Critique en partenariat avec l’ESRA.

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