L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Critique Affiche de Message from the king de Fabrice du Welz

Publié le 11 mai, 2017 | par @avscci

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Message from the king de Fabrice du Welz

Fabrice du Welz, réalisateur belge (Calvaire, Alléluia) part en Amérique, se met au service d’une production britannique délocalisée ainsi que d’un comédien en pleine ascension, et livre un remarquable film noir qui associe avec bonheur tradition et modernité, références et renouvellement du genre. Jacob King, un noir sud-africain, débarque à Los Angeles à la recherche de sa sœur disparue. Rapidement, dans un univers qui lui est étranger, il découvre que cette dernière est morte dans des conditions atroces. Il mène alors sa propre enquête. Sur cette trame simple, le film déroule une série de séquences classiques qui parviennent à chaque fois à surprendre par un point de vue légèrement décalé, une distance procurée par l’origine et le mystère qui entourent le héros vengeur. Fabrice du Welz connait tous ses classiques, et on retrouve aussi bien l’esprit de la blaxploitation que le souffle des romans de James Ellroy. La photographie contribue aussi à donner au film un aspect presque intemporel, d’autant que le film a été tourné en pellicule 35mm. Violent et cruel, Message from the king aborde également, sans lourdeur mais avec intelligence, les conditions sociales dans les divers ghettos noirs, à Los Angeles aussi bien qu’au Cap. C’est ainsi que si Bruce Lee avait le nunchaku, King utilise quant à lui une chaîne de vélo, arme du pauvre par excellence, spectaculaire et génialement symbolique.

Karine Lannut

Film britannique de Fabrice du Welz (2017), avec Chadwick Boseman, Luke Evans, Teresa Palmer, Alfred Molina. 1h 43.

Critique en partenariat avec l’ESRA.

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