L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Critique Affiche de Les hommes du feu de Pierre Jolivet

Publié le 15 juillet, 2017 | par @avscci

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Les hommes du feu de Pierre Jolivet

Pierre Jolivet était parti dans une toute autre direction : il avait envie de retracer le parcours d’un pyromane, en développant sans doute la dimension criminelle de ses actes. Pour ce faire il a longuement enquêté sur la pratique des pompiers et s’est peu à peu persuadé qu’il devait laisser tomber son objectif premier pour mettre en lumière le quotidien des soldats du feu. Les Hommes du feu ne joue pas la carte d’une dramaturgie exacerbée en présentant ses personnages comme de super-héros et ne cherche pas plus à nous entraîner dans un tourbillon d’effets spéciaux. Jolivet laisse cela au cinéma hollywoodien (on se souvent de Backdraft et de ses déluges de feu, ou de La Tour infernale, prototype du film-catastrophe). Son projet est davantage de témoigner de ce que vivent les pompiers au jour le jour dans l’exercice de leur profession, compte tenu des règlements qui corsettent (souvent à bon droit) l’exercice de leur activité. Un peu comme l’avait fait (magistralement) Bertrand Tavernier avec son L. 627. On pourra au final ergoter sur l’équilibre que le cinéaste a choisi d’imposer entre les moments où c’est l’intime qui l’emporte, quand les personnages doivent faire la part de l’efficacité et de l’empathie, et ceux où les auteurs ont instillé une part de dramaturgie. Mais au final c’est évidemment un beau film que Pierre Jolivet nous offre, confirmant film après film et le plus souvent à l’écart du fracas médiatique, qu’il est décidemment l’un de nos cinéastes les plus réguliers.

Yves Alion

Film français de Pierre Jolivet (2016), avec Roschdy Zem, Emilie Dequenne, Michael Abitboul. 1h 30.

Critique en partenariat avec l’ESRA.

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