L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Critique Jeune femme de Leonor Seraille

Publié le 6 novembre, 2017 | par @avscci

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Jeune Femme de Leonor Seraille

Jeune Femme est comme son titre l’indique, le portrait d’une jeune femme, trentenaire et déboussolée. C’est aussi, et de façon plus globale un film de femmes, puisque tous les postes techniques sont occupés par la gent féminine. Est-ce pour autant un film féministe ? Peut-être pas au sens militant, mais il faut reconnaître que la façon dont le personnage principal nous saisit, pour ne plus nous lâcher, est une belle façon de mettre en avant celles qui trop souvent restent dans l’ombre. La jeune femme du titre est agaçante, et même borderline, elle en fait des tonnes et son désespoir ne nous émeut qu’à moitié. Mais c’est toute l’astuce du scénario que lui permettre de rattraper son handicap au lieu de l’enfoncer. Dans de pareilles circonstances, 90% des films auraient montré une lente descente du personnage dans les abymes. Jeune Femme fait précisément l’inverse, alors que notre héroïne reprend du poil de la bête, fait de ses faiblesses une force et retisse du lien social. Nous sommes en permanence entre le drame et la comédie, le mélange des genres étant particulièrement réussi. Il faut dire que le film possède un atout de poids, Laetitia Dosch, que nous n’avions que peu vue sur un écran et qui, prenant tous les risques, explose littéralement dans la peau de cette paumée magnifique. Gageons que l’on n’a pas fini d’entendre parler d’elle…

Yves Alion

Film français de Leonor Seraille (2016), avec Laetitia Dosch, Grégoiire Monsaingeon, Souleymane Seye Ndiaye. 1h 37

Critique en partenariat avec l’ESRA.

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