L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Critique Western de Valeska Griesbach

Publié le 22 novembre, 2017 | par @avscci

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Western de Valeska Griesbach

Long métrage d’auteur  sur des travailleurs allemands qui construisent une sorte de propriété près d’un village des Balkans, Western mérite en fait très bien son titre. Nous ne sommes certes pas, visuellement ou géographiquement, chez Ford ou Eastwood, mais les thèmes et codes du genre sont de fait respectés. Nous avons en effet un village perdu et un peu fermé, des étrangers aux portes de la communauté, un héros qui tente de s’intégrer et d’aider, un « méchant » qui regarde le monde un peu de haut, et avec une violence croissante, les autochtones, etc… Mais surtout parce que, comme dans tous les grands opus du genre, Western est un film de personnages et de paysages. Les personnages: des Allemands perdus, loin de chez eux, porteurs d’un passé lourd, et des habitants qui tentent de maintenir la cohésion d’un groupe qu’ils ne peuvent jamais vraiment quitter. Les paysages : un coin des Balkans, tout aussi beau que les déserts américains mais juste un peu plus vert. Le récit, centré sur un des travailleurs qui s’intègre un peu mieux à ce nouveau monde que ses camarades, remet sur le tapis la question de l’identité. Ou comment être bien dans un lieu auquel on n’appartient pas vraiment, vérité qui resurgit tardivement de manière un peu brutale et blessante pour le héros. Au bout du compte, c’est le thème de l’étranger, avec ce qu’il charrie comme questionnements politiques et personnels, qui finit par relier ce beau film avec le registre hollywoodien cité dans le titre.

Film allemand de Valeska Griesbach (2017), avec Meinhard Neumann, Rheinardt Wetrek, Syuleyman Alilov Letifov, 2h 01.

Critique en partenariat avec l’ESRA.

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