L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Critique Volontaire d'Hélène fillières - Critique semaine Avant-Scène Cinéma

Publié le 7 juin, 2018 | par @avscci

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Volontaire d’Hélène Fillières

Ce second film d’Hélène Fillières derrière la caméra nous laisse rêveurs. La façon dont elle milite pour l’armée, alors que l’héroïne du film s’enrôle pour échapper (entre autres) à une mère envahissante, comédienne de son état, semble tellement à contre-courant que la démarche en est presque sympathique. Même si certains affichages sont parfois difficiles à avaler (la bienveillance du groupe devant l’homosexualité). La façon dont la jeune femme vient à bout de tous les défis qu’elle s’était lancé est sans doute sympathique, mais là aussi nous sommes dans le cliché. Après tout, pourquoi pas ? Mais là où ça se corse, c’est dans la description de la relation très chaste mais on ne peut plus complexe entre la nouvelle recrue et son supérieur, un vieux briscard d’une raideur d’anthologie, mais qui conserve sa part de mystère. Il s’établit entre ces deux-là comme une relation amoureuse qui n’ose jamais dire son nom, mais qu’un échange de regards ou une phrase à double sens trahit. Le problème est que si l’intention est évidente, on n’y croit pas une seconde. Il arrive que le cinéma se loge dans une zone mystérieuse que l’on n’atteint pas seulement bardé de bonnes intentions. Et le volontarisme de Volontaire ne suffit pas à nous pousser à nous enrôler dans ce film plus fragile qu’il n’y parait (il lui sera pour cela beaucoup pardonné) mais définitivement à côté de la plaque.

Yves Alion

Film français d’Hélène Fillières (2018), avec Diane Rouxel, Lambert Wilson, Corentin Fila. 1h41.

Critique en partenariat avec l’ESRA.

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