L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Esra Affiche de The circle de James Ponsoldt

Publié le 19 juillet, 2017 | par @avscci

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Critique – The circle de James Ponsoldt

Dans un futur très proche, une jeune fille est recrutée par une société qui œuvre dans le secteur des nouvelles technologies et ambitionne de développer une surveillance accrue de chacun pour le bonheur de tous. The Circle est en quelque sorte le prolongement du monde décrit par George Orwell dans 1984. À cette nuance fondamentale près qu’il s’agit ici d’une dictature soft et même conviviale qui repose sur un désir de partage effréné. Inspiré par un best-seller de Dave Eggers, lui-même scénariste de renom, The Circle tourne également autour de la figure charismatique du grand manitou campé par Tom Hanks qui évoque irrésistiblement le regretté Steve Jobs par sa fausse nonchalance. Il est suffisamment rare qu’Hollywood investisse le terrain idéologique voire politique au sein d’une production à l’usage du grand public pour ne pas apprécier l’audace de ce film d’anticipation. The Circle passe à la moulinette le désir de starification médiatique individuel évoqué naguère par Andy Warhol, en stigmatisant la menace que fait planer sur la démocratie le panurgisme exacerbé par les réseaux sociaux. Dommage que le film n’ose pas aller au bout de son propos et sacrifie à la convention du happy ending. Comme s’il doutait de l’intelligence du spectateur. Son ambition ne pouvait se contenter d’un compromis qui semble davantage justifié par des contingences commerciales que par la teneur même de son discours prémonitoire. C’est toute la différence qui existe entre un bon film et un grand film.

Jean-Philippe Guerand

Film américain de James Ponsoldt (2017), avec Emma Watson, Tom Hanks, John Boyega. 1h50.

Critique en partenariat avec l’ESRA.

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