L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Critique Nous les Coyotes d'Hanna Ladoul et Marco La Via

Publié le 17 décembre, 2018 | par @avscci

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Nous les coyotes de Hanna Ladoul et Marco La Via

La sortie pétaradante de blockbusters bodybuildés ne doit pas laisser croire que le cinéma américain soit désormais incapable de produire des « petits films », indépendants, qui laissent entendre les battements de cœur des personnages. Nous les coyotes est de ceux-là, qui nous propose de faire la connaissance d’un jeune couple qui débarque à Los Angeles comme s’il s’agissait d’un eldorado. La réalité est bien entendu différente et nos tourtereaux vont de désillusion en désillusion. Au point que l’on a parfois la sensation que le film tourne un peu au procédé. Mais cette sensation n’est que fugace tant les personnages ont du charme. Nous sommes de tout cœur avec eux si tant est que cette découverte d’un univers riche en promesses mais rétif à se laisser pénétrer est universelle. Même si les différents quartiers de la métropole californienne conservent leur inimitable cinégénie. Ce qui nous touche au fond, c’est que le film sans rouler des mécaniques est une ode à la liberté. Il n’est pas interdit de voir dans le titre (et dans l’apparition à la lumière du petit matin d’un groupe de coyotes) comme une métaphore fort transparente. Au cœur de l’immensité urbanisée les animaux sauvages ont encore leur espace…

Yves Alion

We the coyotes. Film américain de Hanna Ladoul et Marco La Via (2018), avec Morgan Saylor, McCaul Lombardi, Betsy Brandt. 1h27.

Critique en partenariat avec l’ESRA.

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