L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Critique Affiche La monnaie de leur pièce d'Anne le Ny

Publié le 10 janvier, 2018 | par @avscci

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La Monnaie de leur pièce d’Anne Le Ny

Depuis qu’elle est passée derrière la caméra, Anne Le Ny veille à ne pas se laisser enfermer dans un genre particulier. Après un démarrage en fanfare (Ceux qui restent, poignante rencontre à l’hôpital entre un homme et une femme venus chacun de leur côté assister un proche), la cinéaste avait enchaîné avec une comédie des plus réussies, Les Invités de mon père. Une comédie familiale mettant en scène un septuagénaire veuf rattrapé par le démon de midi, au grand dam de ses enfants. Stigmatisant par ailleurs une fausse bonne conscience de gauche vis-à-vis des réfugiés, le film avait quelque peu fait grincer les dents. C’est clairement dans cette veine-là que s’inscrit La Monnaie de leur pièce. Le film est sans doute moins politiquement incorrect, et il ne bénéficie pas du casting de rêve de son aîné (Karin Viard et Fabrice Luchini y avaient des scènes d’anthologie). Mais nous passons de toute évidence un fort agréable moment en compagnie d’une famille un peu foutraque qui voit s’éloigner l’héritage attendu d’une tante acariâtre (Anémone, indépassable dans cet emploi). Le rythme est vif, les retournements de situation incessants et nous ne boudons pas notre plaisir. Avec la sensation de retrouver par moments (mais de façon moins acide) La vie est un long fleuve tranquille, où Etienne Chatillez stigmatisait dans un formidable éclat de rire les différences sociales, ou encore C’est la faute à Fidel (de Julie Gavras), qui s’amusait de l’impact de l’imagerie révolutionnaire sur des enfants en demande de belles histoires…

Yves Alion

Film français d’Anne Le Ny (2017), avec Julia Platon, Miou-Miou, Anémone, Baptiste Lecaplain. 1h30.

Critique en partenariat avec l’ESRA.

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