L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Critique Les enfants de la mer de Ayumu Watanabe

Publié le 15 juillet, 2019 | par @avscci

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Les Enfants de la mer d’Ayumu Watanabe

Adapté d’un manga japonais signé Daisuke Igarashi, Les Enfants de la mer raconte la rencontre entre une lycéenne passionnée de handball et deux mystérieux garçons qui ont le pouvoir de communiquer avec la mer. Tandis qu’elle apprend à mieux les connaître, la jeune fille comprend que ses deux nouveaux amis font partie d’un tout plus important qui les connecte à l’univers tout entier.

Si l’on est un peu indifférent au discours pseudo-existentiel de l’intrigue, la puissance visuelle des séquences maritimes emporte tout. C’est une sublimation continue des fonds sous-marins et de ses habitants, une explosion de couleurs et de mouvements, une juxtaposition de passages quasi abstraits multipliant les jeux de lumière et les teintes vives. Soudain est révélée la nature sauvage et indomptable de la mer, jusqu’à sa fusion allégorique, aux accents mystiques et environnementaux, avec le cosmos lui-même.

A la fois classique dans son approche initiatique, et singulier dans son traitement mélancolique, Les Enfants de la mer s’inscrit ainsi dans la veine des œuvres de fiction qui tentent d’alerter les spectateurs (et notamment les pré-ados et ados auxquels celui-ci s’adresse plus particulièrement) sur la nécessité de se reconnecter avec la nature, et de repenser nos modes de vie globaux. Il le fait certes avec une grandiloquence frôlant parfois le psychédélisme, mais aussi avec une sincérité et une audace narrative auxquelles nous adhérons presque malgré nous.

Marie-Pauline Mollaret

Kaijû no kodomo, Film d’animation japonais d’Ayumu Watanabe (2018), avec les voix de Mana Ashida, Hiiro Ishibashi, Seishû Uragami. 1h51

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