L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Critique Les Animaux fantastiques : les crimes de Grindewald de David Yates

Publié le 19 novembre, 2018 | par @avscci

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Les Animaux fantastiques : les crimes de Grindelwald de David Yates

Nous sommes en 1927, soit un an après le premier épisode. L’action se déroule cette fois entre New York, Paris et Londres. Le redoutable et malveillant sorcier Gellert Grindelwald (Johnny DEPP) parvient à s’évader après sa capture. Son projet est des plus sombres : installer le règne des sorciers sur les moldus. Albus Dumbledore (Jude LAW), son ancien ami d’enfance et désormais son ennemi, fait appel à Norbert Dragonneau (Eddie REDMAYNE) afin de s’opposer à lui…

Cette intrigue rappelle la rivalité qui oppose le professeur Xavier et Magneto dans la série des X-Men. On peut voir dans le premier l’avatar de Martin Luther King, le militant pacifique, et dans le second celui de Malcolm X, le revanchard, tous deux désireux de l’émancipation des noirs (ou des X-men, ou des sorciers) mais par des moyens différents.

Cette série, spin-off d’Harry Potter, n’est néanmoins pas de la même qualité. Pas sûr que le public a priori plus enfantin auquel est destiné cette saga trouve son compte avec ce second épisode décevant, lequel succède à un premier opus déjà fade. L’intrigue est en effet confuse et s’étire en longueur. On s’ennuie rapidement en suivant cette histoire pauvre en rebondissements et en morceaux de bravoure. Ce que l’on pouvait attendre d’une féérie à la Terry GILLIAM n’est ici qu’un imaginaire rebattu, mis en scène sans singularité. Les effets spéciaux ont beau s’exhiber avec orgueil sans arrêt, ils n’impressionnent jamais et ne donnent pas naissance à des créatures poétiques comme on pouvait s’en émerveiller dans Hellboy II, par exemple. Là, ils apparaissent comme datés et ne sont que déjà-vus. Désinvesti, Johnny DEPP n’insuffle pas un semblant d’âme comme il avait pu le faire dans d’autres superproductions (Pirates des Caraïbes…). La figure maléfique qu’il incarne n’effraie guère et s’accorde hélas à la monotonie du reste de la distribution. Tout ici est fonctionnel, froid, sans inspiration et ne semble avoir pour seule visée qu’une ambition bassement commerciale.

Tancrède Delvolvé

Fantastic Beasts: The Crimes Of Grindelwald. Film américain de David YATES (2018) avec Johnny DEPP, Eddie REDMAYNE, Jude LAW, Katherine WATERSTON. 2h14

Critique en partenariat avec l’ESRA.

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