L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Critique Le Mans 66 de James Mangold

Publié le 27 novembre, 2019 | par @avscci

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Le Mans 66 de James Mangold

Jusqu’à une époque récente, et le succès exponentiel de la saga Fast & Furious, les films consacrés aux courses automobiles avaient mauvaise réputation au box-office. Le Mans 66 renoue avec une grande tradition qui va de Ligne rouge 7 000 (1965) d’Howard Hawks à Rush (2013) de Ron Howard en passant par Grand Prix (1966) de John Frankenheimer et Le Mans (1971) de Lee H. Katzin. L’originalité du film de James Mangold est de s’attacher à la rivalité de deux constructeurs : Ferrari qui règne sans partage sur les circuits et Ford qui entend exploiter ce filon pour relancer ses ventes. Il débauche pour cela un préparateur génial, Carroll Shelby, qui fait équipe avec un coureur expérimenté, Ken Miles. En ligne de mire : la course des 24 heures du Mans. Réalisateur tout-terrain, James Mangold est un expert reconnu du cinéma de genre qui est passé avec la même aisance du biopic (Walk the Line, 2005) au western (3h10 pour Yuma, 2007) et au film de super-héros (Logan, 2017). Il trouve ici un équilibre judicieux entre affrontements psychologiques et joutes sportives à travers une reconstitution impeccable. Malgré sa durée (deux heures et demie), Le Mans 66 réussit la prouesse de rester passionnant d’un bout à l’autre et de déborder largement du cercle des amateurs de bolides rugissants pour atteindre à une dimension purement humaine qui doit beaucoup à l’implication de ses interprètes, le contraste étant saisissant entre le passionné de mécanique que campe Matt Damon et la tête brûlée qu’incarne Christian Bale, jamais aussi brillant que lorsqu’il doit composer avec un personnage extrême. 

Jean-Philippe Guerand 

Ford v. Ferrari Film américain de James Mangold (2019), avec Christian Bale, Matt Damon, Caitriona Balfe, Jon Bernthal… 2h32.

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