L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Critique La Fête des mères de Marie Castille Mention Schaar

Publié le 25 mai, 2018 | par @avscci

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La Fête des mères de Marie-Castille Mention-Schaar

Il n’y a pas de doute à ce sujet : La Fête des mères porte incontestablement la patte de Marie-Castille Mention-Schaar, qui n’a de cesse depuis dix ans de dresser des portraits de femmes avec délicatesse et sensibilité, nous interrogeant au passage sur la place qui leur est donnée dans une société qui va souvent à hue et à dia. Nous avions beaucoup aimé ses deux derniers films : Les Héritiers et Le ciel attendra. Films choraux (déjà), traitant de transmission et du rapport mère-fille. Nous serons beaucoup plus mesurés concernant cette Fête des mères. Non pas que la réalisatrice ait désormais chaussé de gros sabots. Mais son patchwork de figures féminines diverses (tous les âges, toutes les classes sociales, toute les professions coexistent dans son panel… y compris présidente de la République !) est beaucoup trop large. Nous n’avons pas le temps de nous intéresser à l’un des personnages féminins (pour ne rien dire de leurs compagnons, qui ne font que de la figuration) avant que le film ne le zappe au profit d’un autre. C’est peut dire que (quel que soit le talent des comédiennes qui leur prêtent vie) nous ne nous attachons guère à ces femmes qui expriment leurs joies ou leurs douleurs, mettant en avant (parfois de façon très schématique, voire artificielle) leur rapport à la maternité. Le film appartient à ce cinéma de « tranches de vie ». Mais comme pour le jambon conditionné, les tranches sont parfois si fines qu’elles peinent à honorer le palais.

Yves Alion

Film français de Marie-Castille Mention-Schaar (2018), avec Audrey Fleurot, Clotilde Courau, Olivia Côte, Nicole Garcia. 1h41.

Critique en partenariat avec l’ESRA.

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