L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Critique Je vais mieux de Jean-Pierre Améris

Publié le 30 mai, 2018 | par @avscci

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Je vais mieux de Jean-Pierre Améris

Je vais mieux marque la troisième incursion de Jean-Pierre Améris dans le domaine de la comédie, après Les Emotifs anonymes et Une famille à louer. Mais contrairement à ces deux films-là, aux accents autobiographiques, celui-ci est adapté d’un roman de David Foenkinos (qui est par ailleurs lui-même cinéaste, cf Jalouse). Mais on retrouve la même délicatesse, le même humour… Je vais mieux aborde un sujet dont peu de films font leur miel : le mal de dos. Ce qui permet à Eric Elmosnino, qui interprète le personnage principal de se tordre dans tous les sens et d’inventer d’improbables postures au fur à mesure que le mal progresse. Mais les contraintes physiques ne sont que la partie visible de l’iceberg : notre homme souffre de toute une collection de frustrations accumulées au cours de son existence et dont il va tenter de venir à bout (il faut croire les dictons, et l’expression « en avoir pleine le dos » n’est pas née par hasard). C’est souvent le cas dans les films d’Améris, il existe donc un double fond, au-delà des apparences sans doute un rien futiles du propos premier. Et le cinéaste de peaufiner sa mise en scène, veillant notamment à ce que le décor n’apparaisse jamais vraiment familier, pour nous inviter à nous focaliser sur un paysage mental… Si nous n’atteignons pas les sommets de Marie Heurtin ou de L’Homme qui rit (deux réussites majeures du cinéaste), force est de reconnaître que le résultat est fort plaisant.

Yves Alion

Film français de Jean-Pierre Améris (2017), avec Eric Elmosnino, Ary Abittan, Judith El Zein. 1h26.

Critique en partenariat avec l’ESRA.

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