L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Esra Affiche du film Gauguin, Voyage de Tahiti d’Edouard Deluc

Publié le 20 septembre, 2017 | par @avscci

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Critique – Gauguin, Voyage de Tahiti Edouard Deluc

On se souvenait de Gauguin sous les traits d’Anthony Quinn dans le flamboyant film de Vincente Minnelli, La Vie passionnée de Vincent Van Gogh (où ce dernier était incarné par Kirk Douglas). Beaucoup moins sous ceux de Donald Sutherland dans Gauguin, le loup dans le soleil, de Henning Carlsen. Mais il est probable que c’est désormais à Vincent Cassel que l’on pensera quand on évoquera le peintre : sa prestation cabossée et vibrante étant digne de rester dans les annales. C’est globalement un Gauguin très sombre qu’Edouard Deluc a choisi de mettre en scène, sans doute assez loin de celui de Minnelli, haut en couleurs. Un homme rongé par son art et dont la frustration explose à chaque image. Ce qui permet au passage de tourner le dos à tous les clichés paradisiaques qui s’attachent à Tahiti. Le séjour du peintre outre-mer a été marqué par une belle rencontre amoureuse, mais n’a pas pour autant été triomphal. C’est d’ailleurs un regret que nous pouvons avoir : le film est totalement dédié au personnage central et à ses affres, il ne s’intéresse qu’en creux à l’époque et à la société dans lesquels il a fait son nid. Cela aurait sans doute apporté un peu de relief et d’ampleur à un film sans doute estimable, mais un peu répétitif et un rien dépressif. A voir pour Vincent Cassel et son expression des angoisses du créateur qui doute…

Yves Alion

Film français d’Edouard Deluc (2017), avec Vincent Cassel, Tuheï Adams, Malik Zidi. 1h 42.

Critique en partenariat avec l’ESRA.

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