L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Critique Affiche Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve

Publié le 14 octobre, 2017 | par @avscci

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Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve

Trente-cinq ans après la sortie du Blade runner, de Ridley Scott, inspiré d’un roman de Philip K. Dick, Denis Villeneuve prend le risque de proposer une suite à ce qui est depuis devenu un film culte. Assez intelligemment, le réalisateur inverse la situation de départ du premier film en imaginant cette fois un replicant qui aspire à avoir sa propre part d’humanité, et se lance dans une quête à la fois intime et essentielle pour l’avenir du monde.

On le sent, si l’ambiance visuelle a une classe folle et que certains plans sont d’une beauté littéralement hypnotique, sans parler de l’ultime scène de combat qui confine au sublime, le scénario n’est pas tout à fait à la hauteur des attentes. Trop classique, trop balisé, il juxtapose presque mécaniquement les scènes d’action, les passages sentimentaux un peu dégoulinants et les éléments plus philosophiques qui ne sont jamais totalement approfondis. Les enjeux du récit, surtout, s’avèrent plutôt légers. On se croyait dans une réflexion quasi métaphysique sur ce que cela signifie d’être humain, et on se retrouve face à un simple jeu de piste qui ménage très peu de surprises, et échoue à basculer vers une intrigue plus existentielle lorsque l’occasion se présente.

Il sera pourtant beaucoup pardonné au cinéaste canadien, qui ressuscite avec panache à la fois le personnage mythique de Rick Deckard (fabuleux Harrison Ford qui parvient à ménager les rares moments d’humour du film) et l’univers crépusculaire et totalement désenchanté de l’original, dont on retrouve çà et là les effluves, à défaut de mieux.

Marie-Pauline Mollaret

Film américain de Denis Villeneuve (2017), avec Ryan Gosling, Harrison Ford, Jared Leto. 2h 32.

Critique en partenariat avec l’ESRA.

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