L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Esra Affiche du film American Assassin de Michael Cuesta

Publié le 20 septembre, 2017 | par @avscci

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Critique – American Assassin de Michael Cuesta

Parce que sa fiancée a été assassinée sous ses yeux par des terroristes, Mitch Rapp expurge son désir de vengeance en prenant les armes comme agent d’élite pour le compte de la CIA. Ce sujet, Michael Cuesta (Secret d’état) l’a emprunté à un best-seller écrit par Vince Flynn qui a toutes les chances de devenir une nouvelle franchise cinématographique à succès, les séquences spectaculaires y compensant avantageusement certaines lacunes psychologiques un peu trop criantes (à commencer par la transformation radicale du personnage principal dont la fragilité devrait avoir toutes les raisons d’inquiéter ses supérieurs)… surtout dans le contexte actuel. L’ennemi n’est d’ailleurs jamais désigné nommément. Histoire de ne froisser ni s’aliéner personne ? American Assassin est un film d’action efficace qui doit davantage à l’interprétation de Michael Keaton en mentor qu’à celle de Dylan O’Brien, jeune premier sans doute un peu trop formaté pour réussir à surprendre. Son enjeu géopolitique ressemble par ailleurs à celui de tous les films hollywoodiens calqués sur un modèle unique. Dans le match qui oppose l’Amérique à tous les méchants, c’est toujours les mêmes qui gagnent. Avec l’éventualité d’une nouvelle guerre mondiale dans le viseur. Seul le degré de nuisance se révèle à géométrie variable. En outre, par les temps qui courent, la réalité dépasse allègrement les fictions les plus alarmistes. Il convient donc de prendre ce film pour ce qu’il est : un spectacle davantage qu’un exutoire.

Jean-Philippe Guerand

Film américain de Michael Cuesta (2017), avec Dylan O’Brien, Michael Keaton, Scott Adkins. 1h51.

Critique en partenariat avec l’ESRA.

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