L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Critique Comment j'ai rencontré mon père de Maxime Motte

Publié le 9 juin, 2017 | par @avscci

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Comment j’ai rencontré mon père de Maxime Motte

Le problème des migrants a le plus souvent débouché sur des films dramatiques quand il a été abordé par le cinéma. Comment j’ai rencontré mon père est donc une exception puisqu’il s’agit d’une comédie qui oscille entre le doux-amer et le burlesque. Soit un couple (Isabelle Carré et François-Xavier Demaison) ayant adopté un petit Africain. Celui-ci se pose des questions sur celui qui est son père véritable, jusqu’au jour où un Africain venu d’on ne sait où débarque à la maison… S’en suit tout un imbroglio dont se sort avec les honneurs cette famille atypique et totalement foldingue. Ce premier film ne prétend ni révolutionner le genre ni offrir un viatique à ceux qui ont des problèmes d’identité, mais il nous permet de passer un moment délicieux. Le gamin est confondant de malice et d’énergie et sa famille d’accueil est de celle que l’on aimerait fréquenter plus souvent. La présence d’Albert Delpy en grand-père indigne valant à elle seule le déplacement. Une mention à Isabelle Carré, que l’on a vue récemment en Uruguay à la recherche de son enfant (dans un rôle inversé d’une certaine manière) dans Une vie ailleurs, d’Olivier Peyon et qui avait déjà beaucoup donné pour les migrants dans Maman est folle, de Jean-Pierre Améris.

Yves Alion

Film français de Maxime Motte (2017), avec Isabelle Carré, Xavier-François Demaison, Diouc Koma. 1h 25.

Critique en partenariat avec l’ESRA.

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