L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Critique A serious game de Pernilla August

Publié le 9 juin, 2017 | par @avscci

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A serious game de Pernilla August

Pour avoir incarné la mère de Luke Skywalker dans deux épisodes de la saga Star Wars, Pernilla August n’est pas totalement une inconnue pour le grand public. Les cinéphiles lui sont également gré d’avoir été au générique des Meilleures Intentions, seconde Palme d’or (vite oubliée) de son mari d’alors, Bille August. Mais la comédienne est également passée à plusieurs reprises de l’autre côté de la caméra. A serious game permet à celle qui a démarré sa carrière dans Fanny et Alexandre, le chef d’œuvre de Bergman, qu’elle s’inscrit dans cette veine classique un rien surannée mais qui conserve ses lettres de noblesse. Adapté d’un roman suédois, A serious game nous entraine dans la Suède d’il y a un siècle, dans le sillage d’un homme et d’une femme follement amoureux, mais qui l’un et l’autre préfèrent contracter un mariage de raison financièrement avantageux. Pour au final établir une relation adultère qui ne satisfait personne… On pourrait reprocher (certains ne s’en sont pas privés) au film sa sagesse, qu’il s’agisse de la description des sentiments ou de la mise en scène. Mais n’est-ce pas au contraire l’atout principal de ce film qui se mérite tant il refuse le moindre effet, la plus petite esbroufe ? Dès lors, le moindre frôlement, le regard le plus furtif  valent toutes les étreintes du monde. A l’heure où tant de films nous montrent les personnages bruler les étapes et les corps exulter avant même d’avoir frémis, c’est rafraichissant. Sans doute démodé, mais plein d’une sensibilité qui nous émeut. Nous ne sommes pas loin des adaptations que le Britanniques font régulièrement de l’œuvre de Jane Austen…

Yves Alion

Den allvarsamma leken. Film suédois de Pernilla August (2016), avec Michael Nyqvist, Mikkel Boe Folsgaard, Liv Mjönes. 1h 55.

Critique en partenariat avec l’ESRA.

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