L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


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Publié le 27 avril, 2015 | par @avscci

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Actu livres avril 2015 – Thomas A. Edison et la mort

Voici un petit ouvrage qui intéressera surtout les chercheurs en histoire du cinéma des premiers temps. Il remet en lumière un fait historique peu connu et assez troublant concernant Thomas A. Edison. L’importance de ce savant et inventeur, qui a déposé plus de 1000 brevets parmi lesquels ceux de la lampe à incandescence ou du phonographe n’est bien sûr plus à démontrer. Edison, on le sait, a également joué un rôle fondamental dans l’histoire du « pré-cinéma », avec son kinétoscope, au point que certains, aux États-Unis, le tiennent encore pour l’inventeur du cinéma aux dépens des frères Lumière. La compagnie Edison a par contre joué un rôle de premier plan dans l’introduction et dans le développement de l’industrie du cinéma en Amérique dès la fin du XIXème siècle. Or, et c’est l’objet de ce livre, Edison, parmi toutes ses recherches techniques, s’est également ingénié à mettre au point une machine pour communiquer avec les morts : le « nécrophone ». C’est tout l’objet d’un de ses textes, réédité ici sous le titre Le Royaume de l’au-delà. Il est précédé d’une longue étude signée par Philippe Baudoin intitulée Machines nécrophoniques, dans laquelle est exploré le contexte technique mais aussi philosophique de cette démarche. Il rappelle entre autres la vogue du spiritisme à l’époque d’Edison, mais aussi, et c’est ce qui est tout aussi intéressant, le bouleversement qu’ont pu provoquer les techniques d’enregistrements – on trouvera aussi dans les illustrations le croquis d’une machine « à enregistrer la pensée ». Même s’il insiste beaucoup plus sur le phonographe que sur l’enregistrement des images, le parallèle est évident et Baudoin le rappelle au passage : « Thomas Edison appartient à la race des thanatotechniciens. Sa vie durant, il n’a cessé d’œuvrer en faveur d’une ingénierie de la mort. (…) Lointains ancêtres du cinématographe des frères Lumière, le kinétoscope et le kinétographe, que met au point Edison en 1888, prolongent à leur tour ce même mouvement de propagation des fantômes électriques ». ■

LAURENT AKNIN
Le Royaume de l’au-delà, par Thomas A. Edison, précédé de Machines nécrophoniques, par Philippe Baudoin, Éditions Jérôme Million, 170 pages.

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