L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Critiques DVD Affiche classique Hollywood : Le Carrefour de la mort d'Henry Hathaway

Publié le 7 novembre, 2016 | par @avscci

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Actu dvd octobre 2016 – 10 classiques d’Hollywood

affiche-courrier-diplomatique-henry-hathawayÇà et là, de courageux indépendants comblent les lacunes des Majors qui laissent en déshérence des catalogues regorgeant de pépites, mais considérés comme trop peu lucratifs pour mériter leur attention. Hollywood Legends a ainsi puisé dans les archives de la Twentieth Century Fox une dizaine de films dont certains sont signés de grands noms. Le plus gâté est Henry Hathaway, qui est représenté par trois films noirs plus ou moins connus : Le Carrefour de la mort (1947), avec un Richard Widmark inoubliable en tueur ricanant, 14 heures (1951), une charge prophétique contre le voyeurisme qui trouve de troublants échos dans notre univers surmédiatisé malgré un dispositif un peu artificiel, et Courrier diplomatique (1952), un film d’espionnage rocambolesque, digne des Hitchcock de la période anglaise, comme la Guerre Froide en a inspiré beaucoup.

Panique dans la rue (1950), chronique d’une psychose collective elle aussi d’une terrifiante modernité, et Le Fleuve sauvage (1960), sublime acte de résistance d’une femme campée par la sublime Lee Remick, qui constitue en quelque sorte le premier acte d’un diptyque sur la crise de 29 que complètera La Fièvre dans le sang (1961), permettent quant à eux de vérifier combien le cinéma d’Elia Kazan demeure d’une troublante modernité, à la fois par son engagement et sa direction d’acteurs.

À signaler également, La Maison de bambou (1955), polar japonisant de Samuel Fuller porté par deux Robert (Stack et Ryan) – présenté par Patrick Brion dans l’édition Carlotta de 2006 –, un classique de la comédie signé Howard Hawks, Allez coucher ailleurs (1949) – également édité par Carlotta en 2004 dans une version beaucoup plus fournie –, le film de guerre Back Door to Hell (1964) de Monte Hellman, avec Jack Nicholson, dont la légende prétend qu’il aurait nourri Stanley Kubrick pour certaines scènes de Full Metal Jacket (1987).

affiche-le-voyage-fantastique-richard-fleischerAu rayon des raretés, cette sélection est aussi l’occasion de (re)découvrir deux opus plus rares : Le Voyage fantastique (1951) d’Henry Koster (à ne pas confondre avec le film homonyme de Richard Fleischer), qui réunit Marlene Dietrich et James Stewart sur le registre improbable du polar mâtiné de comédie romantique, et L’Homme qui n’a jamais existé (1955) de Ronald Neame, évocation palpitante en Cinemascope d’un leurre utilisé par les services secrets alliés pour préparer leur débarquement en Sicile. Sans regorger de suppléments clinquants, ces films, restaurés en haute définition, sont accompagnés d’interventions concises mais souvent instructives de Jean-François Rauger, Olivier Père, Jean-Loup Bourget, Jacky Goldberg ou François Guérif.

Jean-Philippe Guerand

Le Carrefour de la mort / 14 heures / Courrier diplomatique / Allez coucher ailleurs / Panique dans la rue / Le Fleuve sauvage / Le Voyage fantastique / La Maison de bambou / L’Homme qui n’a jamais existé / Back Door to Hell
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