L’Avant-Scène Cinéma, un magazine unique !

L’Avant-Scène Cinéma a vu le jour en 1961, autant dire il y a un millénaire. Si l’équipe qui fait vivre aujourd’hui la revue n’était pas présente lors de sa naissance, elle n’en est pas moins fière de perpétuer une tradition. Car l’Avant-Scène Cinéma n’est pas une revue comme les autres. C’est la seule au monde à publier de façon aussi régulière et systématique le scénario de films, parfois des grands classiques de l’Histoire du cinéma, parfois des films plus confidentiels mais qui nous sont chers.


Critiques DVD critique-trois-sublimes-canailles-ford-avant-scene-cinema-626

Publié le 19 octobre, 2015 | par @avscci

0

Actu DVD octobre 2015 – Trois sublimes canailles de John Ford

De John Ford, on connaît essentiellement aujourd’hui l’œuvre parlante et sa principale composante : les westerns. Au même titre que Le Cheval de fer (1924), Trois Sublimes Canailles (1926) compte parmi ses chefs-d’œuvre du muet et rassemble plusieurs composantes inhérentes au genre : la ruée vers l’or, la conquête de l’Ouest et l’antagonisme des colons avec les Indiens, en l’occurrence ici les Sioux, autour du sort d’une orpheline (campée par Olive Borden, une ex-Bathing beauty de Mack Sennett qui tourna pas moins de onze films cette année-là !) placée sous la protection d’un trio de hors-la-loi parmi lesquels on reconnaît George O’Brien, figure emblématique du western qui sera l’année suivante l’interprète principal de L’Aurore de Murnau.

trois-sublimes-canailles-critique-dvd-avant-scene-cinema-626

John Ford démontre ici sa maestria en se mettant au service de son sujet et de ses interprètes dans de grands espaces qu’il connaît déjà à la perfection. On reste frappé par la modernité jamais ostentatoire de sa mise en scène et son osmose avec la photo de son complice attitré, George Schneiderman, qui était alors l’un des chefs opérateurs les plus prolifiques de la Fox.

john-ford-et-monument-valley-critique-dvd-trois-sublimes-canailles-avant-scene-cinema-626

En bonus, le documentaire de Clara et Julia Kuperberg John Ford et Monument Valley apporte un éclairage intéressant sur ce cadre minéral grandiose que le cinéaste a filmé sous tous les angles pendant quatre décennies et qui lui a inspiré certains de ses plus beaux films.  

Jean-Philippe Guerand

Rimini Éditions

  •  
  •  
  •  
  •  




Back to Top ↑